Stéroïdes: le programme de football de Waterloo suspendu

Forums: 

Publié le 14 juin 2010 à 12h50 | Mis à jour le 14 juin 2010 à 16h21

Stéroïdes: le programme de football de Waterloo suspendu
La Presse Canadienne
Waterloo, Ont.

L'Université de Waterloo a suspendu son programme de football pendant un an dans la foulée d'un scandale autour des stéroïdes, l'un des plus grands de l'histoire du sport universitaire.

Le personnel d'entraîneurs a aussi été placé en «congé administratif».

Le receveur des Warriors Nathan Zettler est à l'origine de cette affaire, lui qui a été arrêté ce printemps pour possession et trafic de stéroïdes anabolisants. Selon le journal local, Zettler fait aussi face à cinq chefs d'accusation d'introduction par effraction, de possession de biens volés et de violation de probation.

L'université a immédiatement exigé que tous ses joueurs se soumettent à des tests de dépistage.

Dans une conférence de presse tenue lundi, le Sport universitaire canadien, le Centre canadien pour l'éthique dans le sport (CCES) et les dirigeants de l'université ont annoncé les résultats de ces tests.

Des 62 échantillons d'urine prélevés, le CCES a noté neuf cas de violation potentiels. Parmi eux, quatre aveux de dopage, trois échantillons testés positifs, un refus affirmé et un cas faisant l'objet d'une enquête policière additionnelle.

Le CCES a également procédé au prélèvement de 20 échantillons sanguins, ceux-ci servant à dépister la présence de certaines substances dans l'organisme, telle l'hormone de croissance humaine.

«Nous sommes évidemment très déçus des résultats des tests, a mentionné le directeur des sports à l'Université de Waterloo Bob Copeland. Mais dès que la décision a été prise de tester tous les joueurs de l'équipe, nous savions que c'était la bonne chose à faire.»

L'analyse de l'échantillon d'urine du secondeur de première année Jordan Meredith a révélé la présence de tamoxifène, une substance utilisée par certains athlètes pour combattre les effets secondaires des stéroïdes.

Meredith a renoncé à son droit de s'expliquer et a avoué avoir commis une violation aux règles antidopage. Il sera suspendu pour une période de deux ans.

Joe Surgenor, secondeur de deuxième année universitaire, a lui aussi admis avoir eu recours à des stéroïdes au moment du contrôle de dopage et a accepté d'être banni de l'équipe pour les deux prochaines années.

http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/la-nouvelle/sports/201006/14/01-428...

Publié le 14 juin 2010 à 22h01 | Mis à jour le 14 juin 2010 à 22h04

Dopage: un message qui passe difficilement
Alain Goupil
La Tribune

(Sherbrooke) Alarmant, décevant, inquiétant: la décision de l'Université de Waterloo de suspendre son programme de football à la suite d'une enquête sur le dopage jette une ombre sur les efforts mis ces dernières années sur la sensibilisation à l'égard des drogues dans le sport universitaire.

«C'est décevant, mais c'est aussi alarmant», a réagi Tony Addona, le directeur du Service des sports de l'Université Bishop's, en constatant que les efforts de sensibilisation n'ont manifestement pas porté fruit dans le cas de Waterloo.

«C'est clair qu'il y a avait un grave problème au sein de cette équipe, quand on sait que le joueur fautif ne vendait pas sa drogue uniquement aux joueurs de l'équipe, mais aussi dans la communauté...»

Selon Adonna, les étudiants-athlètes sont sensibilisés au dopage dès leur arrivée sur le campus. «Nos entraîneurs ont le devoir de leur en parler fréquemment, on tient aussi un séminaire uniquement là-dessus dès les premières semaines, dans les salles d'entraînement on affiche un bulletin qui fait part des cas déclarés positifs. Il n'y a pas une semaine où on n'en parle pas», soutient Adonna.

Commentaires

Add new comment

Plain text

  • No HTML tags allowed.
  • Web page addresses and e-mail addresses turn into links automatically.
  • Lines and paragraphs break automatically.