Coke, pot, ecstasy au Café-bar Le Ritz

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N'entrait pas qui voulait au Café-bar Le Ritz, à Saint-Léonard : la porte était actionnée électroniquement. Depuis six ans, on n'y vendait à peu près ni bière ni alcool, mais beaucoup de drogues: cocaïne, haschisch, marijuana et ecstasy.

En reconnaissant ses torts, début décembre, le patron de l'établissement, Antonio Sciandra, a vu ses permis d'alcool et d'appareils de loterie vidéo suspendus pour 135 jours. Si l'endroit n'abritait pas de grands truands, il n'en restait pas moins un endroit de choix pour les petits consommateurs de drogue du voisinage.

Différentes enquêtes et visites-surprises depuis l'an 2000 ont permis à la police de Montréal d'établir non seulement qu'il s'y faisait régulièrement du trafic de drogue, mais qu'il y avait toutes sortes d'accrocs aux règlements de la Régie des alcools, des courses et des jeux, dont la présence de mineurs. En 2001, un adolescent de 17 ans avait même été trouvé en possession d'armes prohibées.

À la réouverture de son établissement, Sciandra s'est engagé auprès de la Régie à congédier sur-le-champ tout employé ou client qui pourrait être pris à écouler ou à consommer de la drogue. Il entend refuser l'accès à toute personne associée à la mafia, à un gang de rue ou aux motards. Il a bien sûr promis de ne plus avoir de mécanisme de déverrouillage de la porte. Une chose est sûre, la police aura son bar à l'oeil...

Par André Cédilot dans La Presse du lundi 5 février 2007

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