Libye: "Sarkozy semble vouloir abattre Kadhafi tout seul" pourquoi ? « La France a vendu des armes à un fou »

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Les armements vendues par la France à Kadafi ?

Méchante morale !

Vendre des armes c'est goude !

Pour le cannabis:
L’usage de produits stupéfiants est interdit par l’article l 3421-1 du Code de la santé publique qui prévoit des peines maximales d’un an d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende. Depuis la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, qui a modifié certains articles du Code de la santé publique, les personnes ayant commis ce délit encourent également une peine complémentaire: elles doivent effectuer un stage de sensibilisation aux dangers de l'usage des produits stupéfiants.

La provocation à l’usage ou au trafic de stupéfiants, par la publicité ou l’incitation ou la présentation sous un jour favorable des produits classés stupéfiants, (quel que soit le support choisi : vêtements, bijoux, livres, etc.) est punie de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, même si l’incitation est restée sans effet (article L3421-4 du Code de la santé publique). Les peines sont aggravées lorsque les mineurs sont visés (sept ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende). La provocation de mineurs de moins de 15 ans au trafic de stupéfiants est sanctionnée par une peine de dix ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende.

http://www.rue89.com/2011/02/23/libye-la-france-a-vendu-des-armes-a-un-f...

Tribune
Libye : « La France a vendu des armes à un fou »
Par Cécile Duflot | Secrétaire nationale Europe Ecologi... | 23/02/2011 | 19H46

La répression a fait plusieurs centaines de morts en Libye. Face à cette révolution, une fois de plus, la France est restée aveugle. Le soutien sans faille aux dictateurs de la région, la collusion nous rendent maintenant muets. Notre ministre des Affaires étrangères plombée par les affaires ne s'exprime ni sur la Tunisie, ni sur l'Egypte, ni sur la Libye.

Les tentatives de réhabilitation de Kadhafi, illustrées par sa visite d'Etat en France en 2007, ont fait long feu. A l'époque, Nicolas Sarkozy n'hésitait pas à se réjouir des importants contrats signés avec la dictature libyenne. Le Président évoquait une dizaine de milliards d'euros de contrats.

Un accord nucléaire étudiant la possibilité d'installer un réacteur nucléaire en Libye pour fournir l'énergie à la désalinisation de l'eau de mer était alors sérieusement envisagé par la France. Comme à Osirak, la France était prête à nucléariser une dictature sanglante…

Dans le lot des contrats promis en décembre 2007, figuraient des contrats d'armements. La présidence évoquait une négociation exclusive concernant près de 4,5 milliards d'euros. A l'époque, Dassault espérait même vendre son invendable Rafale à la dictature libyenne, mais la Libye a préféré se tourner vers les Russes.

Cette coopération se traduisait également par une demande de l'Europe que la Libye empêche strictement le départ de migrants vers l'Europe.

Des exportations interrompues en urgence

Ce type d'accord a pu reprendre fin 2004 quand l'embargo de l'Union européenne sur les ventes d'armes a été levé et les relations entre la Libye, la France et la Grande-Bretagne normalisées.

Fin 2006, Michèle Alliot Marie avalise un contrat d'une centaine de millions d'euros pour la remise en vol de douze de ces quarante Mirage F1. Ce sont ces Mirage, achetés par la Libye dans les années 70, qui ont bombardé les manifestants cette semaine.

Mais, au final, les contrats promis se révéleront être des mirages, loin des 4,5 milliards évoqués. Parmi les contrats signés, des missiles antichars Milan et un réseau de communication sécurisé Tetra pour la police. 300 millions d'euros au total. La Commission interministérielle pour l'étude des exportations de matériels de guerre a autorisé pour 30,5 millions d'exportation en 2009. (Voir le rapport au Parlement sur les exportations d'armement de la France en 2009)

Mais la France ne désespérait pas de vendre plus d'armes à la dictature libyenne. Selon le journaliste du Point Jean Guisnel, d'autres contrats pour plus de deux milliards d'euros, étaient en discussion : hélicoptères, radars, rénovation de vedettes, missile, chars… Les exportations ont finalement été interrompues dans l'urgence, il y a une semaine.

La France, complice des massacres en cours

Le gouvernement français doit s'expliquer sur ces ventes d'armes et ces négociations. Pourquoi s'est il précipité pour réhabiliter un dictateur sanguinaire, quitte à renforcer son pouvoir ? Comment a-t-on agréé toutes ces livraisons d'armes ? Quelle fut exactement la teneur des discussions avec la dictature libyenne ?

En vendant aveuglément des armes à un fou, la France s'est rendue complice des massacres en cours.

Le 13 novembre 2007, quelques jours avant de recevoir Kadhafi, Nicolas Sarkozy déclarait :

« Tous ceux qui ont fait l'expérience de renoncer à la défense des droits de l'homme au bénéfice de contrats, n'ont pas eu les contrats, et ont perdu sur le terrain des valeurs. »

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http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/03/11/sarkozy-semble-vouloir-...

"Sarkozy semble vouloir abattre Kadhafi tout seul"
LEMONDE.FR | 11.03.11 | 17h37 • Mis à jour le 11.03.11 | 17h51

"Le président français Nicolas Sarkozy est pris de folie", s'inquiète Thorsten Knuf, dans le Berliner Zeitung, après ses appels répétés à une réponse militaire à la guerre en Libye et notamment à des frappes ciblées. "Il semble que Sarkozy veuille abattre le dictateur libyen seul. Il y a quelques mois, il lui aurait volontiers vendu des centrales nucléaires. Désormais, Sarkozy mène la chasse anti-Kadhafi. Un combat d'homme à homme", ironise le journaliste allemand. Sur le dossier libyen, Nicolas Sarkozy est en effet devenu le "leader déclaré des va-t-en-guerre", renchérit l'éditorial du quotidien suisse Le Temps.

A la veille du sommet européen extraordinaire de l'Union européenne qui s'est ouvert vendredi 11 mars, Nicolas Sarkozy et le premier ministre britannique, David Cameron, ont adressé une lettre aux Vingt-Sept proposant, entre autres, l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne sur mandat du Conseil de sécurité des Nations unies. Toutefois, note The Guardian, les deux pays ont affirmé en privé qu'une résolution de l'ONU n'était pas nécessaire pour une intervention militaire, citant l'exemple du Kosovo. Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l'OTAN, posant des conditions à une telle intervention, s'est contenté vendredi de décider l'envoi de navires de guerre en Méditerranée pour contrôler l'embargo sur les armes.

CONFUSION AU SEIN DE L'UNION EUROPÉENNE

Si la Maison Blanche a exprimé un certain intérêt à l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne, les divisions se sont fait jour au sein de l'UE sur son opportunité. L'Allemagne s'est prononcée contre, de même que l'Italie et la Grèce. "Nous ne voulons pas être entraînés dans une guerre en Afrique du Nord", a répondu le ministre des affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle. La Belgique et les Pays-Bas ont exprimé leurs divergences, sans s'y opposer si elle s’établit sous mandat de l’ONU et en lien avec la Ligue arabe et l’Union africaine.

De nouvelles divisions sont apparues après la poignée de main de Sarkozy sur le perron de l'Elysée à deux représentants du Conseil national libyen, entérinant sa reconnaissance officielle par la France. Cette décision a plongé l'UE dans la "confusion", analyse The Independent et suscité "colère" et "consternation". Selon Guido Westerwelle, Sarkozy aurait agi "sur un coup de tête". William Hague s'est contenté de dire que la Grande-Bretagne ne reconnaissait que des Etats et non des groupes en particulier, note le Financial Times (article payant).

Bien que dérangeante, la position de Sarkozy sur le dossier libyen pourrait bien se révéler "habile" tant sur le plan de la politique étrangère que de la politique intérieure, analyse Gero von Randow du journal Die Zeit. M. Sarkozy a en effet tout à gagner à se montrer aux côtés des Britanniques et contre les Allemands. Et, en reprenant des mains du nouveau ministre Alain Juppé la politique étrangère, il montre que "quand le monde brûle, c'est bien lui le chef des pompiers".

"LA FRANCE N'A PAS TIRÉ LES LEÇONS DE L'HISTOIRE"

"Le syndrome des divisions de l’UE à propos de l’intervention américaine en Irak en 2003 reste dans toutes les mémoires", rappelle Le Temps. Le quotidien suisse avance une interprétation qui circule à Bruxelles : "La surenchère française pourrait procéder d’un savant partage des rôles : aux grands pays de l’Union le soin de manier le bâton et aux autres, comme la Grèce, le soin de négocier en coulisses avec le clan Kadhafi."

Une stratégie à laquelle ne croît pas Patrick Cockburn du Independent. "La France n'a clairement pas tiré les leçons de l'histoire", analyse-t-il simplement. "Cette décision est la preuve que [Nicolas Sarkozy] ne sait pas plus que les autres dirigeants européens quoi faire", assène le journaliste britannique. Ce geste, empreint d'un "impérialisme très XIXe siècle", pourrait décrédibiliser localement l'opposition. Ce qui rend cette décision encore plus difficile à comprendre, l'intervention américaine en Afghanistan et en Irak ayant montré les conséquences dévastatrices de ne pas avoir d'allié local crédible.

LA FIN DES SOLUTIONS SIMPLES

"Le pari de Nicolas Sarkozy est risqué, mais la solution consistant à laisser le colonel Kadhafi reprendre le contrôle du tiers du pays qui a fait sécession est bien pire", estime pour sa part Christophe Lamfalussy dans l'éditorial de La Libre Belgique. Il appelle toutefois à la "prudence" sur l'engagement de forces européennes en Libye. Il ne devrait être pris, estime-t-il, "que si les pays arabes et africains le demandent clairement et s’engagent à soutenir, y compris financièrement pour ceux qui le peuvent, cette opération".

Dans son éditorial, Le Temps appelle à son tour les Etats à "se méfier des solutions simples", même s'ils "ont eu parfaitement raison" de privilégier jusqu’ici sanctions économiques, interdiction de visa, embargo sur les ventes d’armes, isolement diplomatique et menaces militaires. Mais, avertit-il, "l’heure des solutions difficiles approche". "Sauf miracle, les pays susceptibles d’intervenir devront choisir dans de brefs délais entre une intervention militaire périlleuse et l’abandon d’une population en danger. Avec, dans les deux cas, l’assurance que leur décision pèsera non seulement sur la Libye mais sur tout le 'printemps arabe'".

Hélène Sallon

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