Jean-Pierre Darroussin. Une gourmandise interdite... La marijuana.

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Zappiste: Houla !

La marijuana une gourmandise ?

Il devrait faire gaffe.
Sont teigneux c'est bouzeux ignares et hypocrites.

La provocation à l’usage ou au trafic de stupéfiants, par la publicité ou l’incitation ou la présentation sous un jour favorable des produits classés stupéfiants, (quel que soit le support choisi : vêtements, bijoux, livres, etc.) est punie de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, même si l’incitation est restée sans effet (article L3421-4 du Code de la santé publique). Les peines sont aggravées lorsque les mineurs sont visés (sept ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende). La provocation de mineurs de moins de 15 ans au trafic de stupéfiants est sanctionnée par une peine de dix ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende.

http://www.lexpress.fr/styles/vip/jean-pierre-darroussin-si-vous-etiez_9...

Jean-Pierre Darroussin, si vous étiez...
Propos recueillis par Charlotte Brunel, publié le 15/02/2011 à 11:49

Il brûle les planches dans Une banale histoire, de son auteur fétiche, Tchekhov. Au théâtre de l'Atelier jusqu'au 1er mai.

Si vous étiez un livre...L'Homme sans qualités, de Robert Musil. C'est pour moi un livre fondateur, un grand roman philosophique. Il m'a appris l'importance de penser par soi-même, de ne pas être subjugué, de prendre surtout le temps de sa vie. Son personnage, Ulrich, est un modèle.

Un plat d'enfance... Les tomates farcies que me cuisinait ma mère quand elle voulait me faire plaisir. Ma fiancée actuelle, qui se distingue d'elle en tout point, les réussit très bien aussi.

Un tableau... Un autoportrait de Bonnard. J'aime beaucoup ce peintre, la façon dont il capte la lumière, avec douceur, l'humilité de son travail. Dans ce tableau, il a mis tout son art pour se représenter à un certain âge, et l'on devine, derrière son air serein, une véritable angoisse. C'est fort et courageux.

Une gourmandise interdite... La marijuana. Même si j'en fume trois fois par an, ça me fait vraiment plaisir. Quand on s'enferme dans la routine, on a besoin de dérèglements.

Une escapade amoureuse... Aller dans un très bon restaurant. Goûter l'excellence de la cuisine à Paris est un émerveillement. C'est un voyage des sens, on se laisse prendre par quelqu'un qui vous compose des associations au-delà de votre imagination.

Un paysage qui suscite le rêve... La route. J'ai parcouru des milliers de kilomètres au Venezuela, à Cuba, plus récemment en Suède et en Norvège. C'est une sorte de road movie personnel. En roulant, je m'imprègne du paysage à travers le cadre d'un pare-brise. Comme le corps est occupé par une activité mécanique, l'esprit est totalement libre.

Une devise... L'un n'empêche pas l'autre. Je me suis aperçu que je disais cette phrase assez souvent et que c'était un concept intéressant. Cela implique de préserver les potentialités de tout le monde et de chaque chose sans tomber pour autant dans le consensus mou. C'est mieux que la libre concurrence, non?

Un moyen de transport... Le train. J'adore traverser la France en TGV parce qu'on perçoit la géographie de manière différente. Quand je vais dans le Sud, je vois le Morvan sur la droite, les Alpes à gauche. On a une impression d'ensemble et de variété étonnante, comme sur les cartes de notre enfance.

Un meuble... Un établi. J'ai travaillé dans l'atelier de mon père, qui était étameur, mais je ne suis pas un manuel. Il a eu l'intelligence de s'en rendre compte et de me pousser à faire autre chose. Mais cela me fait du bien de voir un bout de bois avec un étau. J'ai le fantasme de devenir un jour plus habile de mes mains. En tout cas, c'est quelque chose qui me fait défaut.

Une banale histoire, au théâtre de l'Atelier, Place Charles-Dullin, Paris (XVIIIe). 01-46-06-49-24. Jusqu'au 1er mai.

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