Méchant Fion que ce François Fillon de l'UMP

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Zappiste: Article concernant les centres d'injection supervisés

Fion, Hortefeux au cul, et Lacheur, l'UMP à son meilleur. Les 74% des français qui croient en la théorie erronée de l'escalade concernant le cannabis doivent voter en majorité pour l'UMP.

Ils se foutent des recherches scientifiques pour dégeuler de la diarhée fumante de vieux robineux que leurs électeurs dégustent.

L'UMP est une preuve de plus que Isaac Asimov avait raison:

Isaac Asimov considérait qu'il suffit que la population générale adhère avec émotion à une conception contredisant la science pour que cette conception soit presque certainement fausse. Inversement, si une hérésie scientifique est ignorée ou dénoncée par le population, elle a une chance d'être correcte.

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http://www.actupparis.org/spip.php?article4138

Lutte contre le sida et les hépatites
Fillon doit suivre l’exemple de Barzach ou Veil, pas celui de Fabius

publié en ligne : 12 août 2010

Matignon vient de faire savoir son opposition à une expérimentation de salles de consommation de drogues à moindre risque (SCMR) sous prétexte qu’elles ne seraient pas « utiles ». Cette décision va à l’encontre non seulement de l’expérience de terrain et des positions des addictologues, mais aussi des savoirs scientifiques et des demandes des éluEs locaux de grandes villes, de droite comme de gauche.

Une utilité prouvée scientifiquement
L’efficacité des SCMR n’est plus à prouver, le rapport de l’Inserm (Zappiste:inclus après l'article) est à cet égard clair : réduction des overdoses mortelles ; diminution des pratiques à risques de contamination du VIH et du VHC ; accès aux soins généraux facilités pour les usagèrEs de drogue les plus démuniEs, celles et ceux que le système actuel laisse sur le carreau. Quiconque fait valoir les impératifs de santé ne peut qu’approuver ces dispositifs.

Mais les SCMR permettent aussi d’atteindre des objectifs que se fixent le gouvernement : il est prouvé qu’elles accroissent le nombre de personnes s’inscrivant à des programmes de sevrage, qu’elles diminuent la consommation dans l’espace public et améliore les relations avec le voisinage, ou encore qu’elles peuvent permettre au système de santé des économies. Autant de raisons, même pour un gouvernement de droite, d’expérimenter ces dispositifs, pour peu qu’on prête attention aux preuves scientifiques.

Les leçons du passé
Laurent Fabius lui aussi avait refusé de suivre les connaissances scientifiques disponibles à l’époque pour assurer le plus vite possible la sécurité transfusionnelle, et avait fait valoir d’autres priorités que les enjeux sanitaires. Des milliers de personnes en ont subi les conséquences.

Michelle Barzach en 1987, Simone Veil en 1994, avaient, elles, eu le courage politique d’aller contre l’obscurantisme et avaient su imposer la vente libre de seringues, puis les programmes d’échange de seringue. Elles avaient alors pris des décisions impopulaires, et contraires aux dogmes sécuritaires, mais qui étaient fondés sur des preuves scientifiques.

Pourquoi Fillon refuse-t-il de suivre les recommandations des expertEs qui permettraient de diminuer les pratiques à risque chez les usagèrEs de drogue les plus précariséEs ? Il n’y a que deux explications :

- Soit Fillon connaît ces preuves et refuse d’en tenir compte. Comme Laurent Fabius, il condamne donc à des risques mortels des milliers de personnes. Il devra en assumer le poids pour le reste de sa carrière ;

- Soit Fillon ignore les preuves scientifiques : il est encore temps qu’il en prenne connaissance et qu’il change d’avis.

Act Up-Paris exige que les associations de terrain soient reçues dans les plus brefs délais par François Fillon afin qu’elles lui présentent les preuves scientifiques, qui, si l’actuel Premier ministre tire les leçons des erreurs de Fabius, devraient le convaincre de changer d’avis.

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http://www.inserm.fr/

Missions de l'Institut
Comprendre et améliorer la santé humaine
Créé en 1964, l'Institut national de la santé et de la recherche médicale est un établissement public à caractère scientifique et technologique, placé sous la double tutelle du ministère de la Santé et du ministère de la Recherche.

L'Inserm, seul organisme public de recherche français entièrement dédié à la santé humaine, s’est vu confier, en 2008, la responsabilité d’assurer la coordination stratégique, scientifique et opérationnelle de la recherche biomédicale. Ce rôle central de coordinateur lui revient naturellement par la qualité scientifique de ses équipes mais également par sa capacité à assurer une recherche translationnelle, du laboratoire au lit du patient.

Le décret adopté en mars 2009 va permettre à l’Inserm d’assumer ses missions dans le contexte de la recherche face aux nouveaux défis scientifiques, sanitaires et économiques du XXIe siècle. L’expertise et la veille scientifiques sont désormais inscrites comme missions officielles de l’Institut.

Cette mission de coordination a conduit à la création de 10 instituts thématiques associés à l’Inserm, début 2008, dont le rôle est pérennisé par ce nouveau décret où leurs attributions, état des lieux de la recherche française dans leur domaine, animation de cette recherche, définition des objectifs, sont clairement définies.

Pour remplir ses missions, l'Institut a été conçu dès l'origine dans un partenariat étroit avec les autres établissements de recherche publics ou privés, et les lieux de soins que sont les hôpitaux. Aujourd'hui, 80 % des 318 unités de recherche Inserm sont implantées au sein des centres hospitalo-universitaires, ou des centres de lutte contre le cancer. Les campus de recherche du CNRS, ainsi que les Instituts Pasteur et Curie accueillent eux aussi des structures de recherche Inserm. L’Université, placée au centre du dispositif de recherche par la loi sur l’autonomie des universités, sera également un partenaire privilégié.

La coordination nationale se trouve renforcée par la création, en avril 2009, de l’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé, dont l’Inserm est signataire aux côtés d’autres organismes et instituts de recherche et de la conférence des présidents d’université. Pour élargir la coordination stratégique et progammatique de la recherche à l'ensemble des sciences de la vie et de la santé, l'Alliance s'appuie sur une organisation en 10 instituts thématiques multi-organismes, dont la direction est assurée conjointement par deux organismes de recherche (Inserm, CNRS, CEA ou Inra), selon le domaine de recherche.

Enfin, l’Inserm joue un rôle de première importance dans la construction de l’espace européen de la recherche et conforte sa position à l’international par d’étroites collaborations (équipes à l’étranger et laboratoires internationaux associés).

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Réduction des risques

chez les usagers de drogues

Synthèse et recommandations

Expertise collective

Ceci est un document de l'Inserm

Institut national de la santé et de la recherche médicale

Voici un extrait d'un document scientifique concernant:

les centres d’injection supervisés (CIS)

http://www.destinationsante.com/IMG/pdf/synthese_reduction_risques[1].pdf

Groupe d’experts

Pierre-Yves BELLO, Cellule de l’InVS en région (CIRE) d’Île-de-France, Institut national de veille sanitaire (InVS), Agence régionale de santé d’Île-de-France, Paris

Christian BEN LAKHDAR, Université Catholique de Lille (FLSEG) et LEM, UMR 8179 CNRS, Lille

Maria Patrizia CARRIERI, Sciences économiques et sociales, système et santé, sociétés, Inserm U 912, Observatoire régional de la santé Paca, Marseille

Jean-Michel COSTES, Observatoire français des drogues et de la toxicomanie (OFDT), Saint-Denis

Patrice COUZIGOU, Service d’hépatogastroentérologie, Hôpital Haut-Lévèque, Pessac

Françoise DUBOIS-ARBER, Institut universitaire de médecine sociale et préventive, Université de Lausanne

Anne GUICHARD, Direction des affaires scientifiques, Institut national de prévention et éducation pour la santé (INPES)

Marie JAUFFRET-ROUSTIDE, Département des maladies infectieuses, Institut national de veille sanitaire (InVS), Saint-Maurice

Gwenola LE NAOUR, Laboratoire Triangle UMR 5206, Institut d’Études Politiques de Lyon, Université de Lyon

Damien LUCIDARME, Département de pathologie digestive, Groupe hospitalier de l’Institut catholique de Lille

Laurent MICHEL, Santé mentale de l’adolescent, Inserm U 669, Maison de Solenn, Paris ; Centre de traitement des addictions, Hôpital Émile Roux, Limeil-Brevannes

Pierre POLOMENI, Service d’addictologie, Hôpital Jean Verdier, Bondy

André-Jean REMY, Service d’hépato-gastroentérologie digestive, Coordonnateur UCSA, Centre hospitalier de Perpignan

Laurence SIMMAT-DURAND, Université Paris Descartes, CERMES3 équipe CESAMES, Inserm U 988, Paris

Mesures complémentaires répondant à des besoins spécifiques : les centres d’injection supervisés

Les centres d’injection supervisés (CIS) sont des structures où les usagers de drogues par injection peuvent venir s’injecter des drogues – qu’ils apportent – de façon plus sûre et plus hygiénique, sous la supervision d’un personnel qualifié. Historiquement, les centres d’injection supervisés ont vu le jour sous la pression de plusieurs phénomènes : l’amplification de la consommation de drogues par injection (héroïne ou cocaïne), l’arrivée de l’épidémie de VIH (et de VHC), la présence croissante de consommateurs de drogues en situation d’extrême précarité sociale, souvent sans domicile fixe et consommant des drogues par injection, dans l’espace public.

Actuellement, il existe des centres d’injection supervisés dans 8 pays : Allemagne, Australie, Canada, Espagne, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas et Suisse. Ces centres poursuivent des objectifs de réduction des risques et des dommages pour les usagers de drogues et pour la communauté, dans les domaines de la santé publique et de l’ordre public.

L’analyse critique de la littérature, qui comprend plusieurs revues approfondies, permet de dégager plusieurs éléments sur les effets des CIS, en regard de leurs objectifs.

Objectifs des CIS et effets (d’après Hedrich et coll., 2010)

Assurer une couverture et un fonctionnement adéquats Atteindre les usagers injecteurs à haut risque (++) Assurer une injection plus sûre (++)

Améliorer l’état de santé des usagers injecteurs Diminuer les comportements à risque (+) Réduire la morbidité : VIH/VHC (?), abcès (+) Réduire la mortalité (indirect, via les overdoses mortelles évitées) (+) Améliorer l’accès aux soins (de base, généraux ou spécifiques) (++)

Réduire les impacts négatifs sur l’ordre public Réduire la consommation dans les lieux publics et les nuisances associées (+) Améliorer les perceptions de la population (+/-) Ne pas augmenter les délits liés à la consommation (+)

(Zappiste faut aller sur le document pdf pour voir l'encadré)

Les études font état d’une diminution rapportée de l’injection en public ainsi que d’une diminution du matériel d’injection et des déchets abandonnés dans l’espace public, pour autant que les CIS couvrent les besoins (places disponibles, heures d’ouverture). Deux études ont exploré l’impact de CIS sur les délits liés à l’acquisition de drogues dans les zones où ils sont implantés et ont conclu à une absence d’effet (positif ou négatif). L’existence sporadique de nuisances telles que rassemblements de consommateurs ou deal aux alentours de CIS a été rapportée.

Dans plusieurs pays, des sondages d’opinion ont montré un accueil favorable aux CIS. Toutefois, la mise en place des CIS a presque toujours donné lieu à des débats et souvent à des oppositions, particulièrement de la part de commerçants, de riverains ou de la police. Dans la plupart des cas, ces problèmes s’atténuent avec le temps et sont moindres si la préparation de l’ouverture et le suivi des CIS font l’objet d’une vaste concertation.

Les coûts d’implantation et d’exploitation des CIS sont importants. Cependant, deux analyses économiques menées sur les CIS de Vancouver et Sydney ont conclu au fait que l’ouverture des CIS – par leur effet sur les overdoses mortelles évitées et sur la transmission du VIH – peut contribuer à réduire la charge financière à venir pour la société. Ils constituent un investissement potentiellement rentable.

Au regard de tous ces éléments, les CIS peuvent être considérés comme une mesure complémentaire (et non concurrente) à d’autres dans la palette de services proposés aux usagers permettant de répondre à des besoins de réduction des risques spécifiques liés à l’injection. Ils constituent un lieu de refuge (sécurité, injection dans des conditions hygiéniques, possibilité de recevoir conseils et instructions spécifiques) et d’accès à des soins de base et un trait d’union vers d’autres services, pour les usagers à très hauts risques. Ils sont également utilisés par des usagers en traitement qui n’ont pas (encore) pu abandonner l’injection. Les attentes face aux CIS doivent donc être réalistes et tenir compte de cette spécificité et complémentarité.

Il faut rappeler que les CIS existants opèrent dans des environnements avec une offre de services et un fonctionnement variables. Pour que les CIS soient efficaces, il est nécessaire qu’ils répondent à des besoins identifiés qui peuvent varier selon le contexte : importance de l’injection en public, nombre d’usagers injecteurs sans contact ou en rupture avec des structures de soin, nombre d’overdoses mortelles, existence de problèmes de santé liés à l’injection… Leur intégration dans un dispositif plus large de services, avec une bonne communication entre les services, est également un élément de leur réussite. Enfin, pour garantir un fonctionnement adéquat, leur implantation devrait reposer sur un consensus entre les acteurs locaux : acteurs de santé, police, autorités politiques et administratives, population en général et voisinage immédiat, usagers eux-mêmes. Une évaluation de la phase d’implantation est un élément très important du processus d’acceptation des CIS.

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Un mouton un lacheur qui snif la ligne de parti !

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20100812.FAP6687/larche...

Larcher propose la création d'une mission d'information sur les salles de consommation de drogue
12/08/10

PARIS (AP) — Le président UMP du Sénat Gérard Larcher a proposé jeudi la création d'une mission d'information sur les salles de consommation de drogue, dont le Premier ministre François Fillon a rejeté mercredi soir l'idée.

"C'est un débat qui mérite d'être poursuivi sans doute sous une autre forme et c'est peut-être le rôle du Parlement de se saisir aujourd'hui de ce débat", a estimé M. Larcher sur Europe 1. "Voilà un sujet, me semble-t-il, dont il ne serait pas inutile qu'il fasse l'objet d'un rapport parlementaire", a-t-il dit.

Le président du Sénat est "totalement loyal au président de la République et à la majorité" mais le "rôle du Parlement, c'est de s'affranchir d'un certain nombre de contraintes qu'ont le gouvernement et les ministres et je pense qu'il y a là un vrai débat à avoir, c'est une proposition que je fais".

"Une mission parlementaire, pourquoi pas. Les questions de la drogue (...) ça mérite qu'on en parle avec raison et dans l'intérêt des malades. Parce que celui qui se drogue à répétition, chacun reconnaît qu'il est malade", a ajouté Gérard Larcher.

Le Premier ministre François Fillon a rejeté l'idée de salles de consommation de drogue sous surveillance médicale, évoquée par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. Ces salles ne sont "ni utiles, ni souhaitables", a souligné mercredi soir Matignon, en notant que la priorité est de "réduire la consommation de drogue, non de l'accompagner, voire de l'encourager".

Une position approuvée par le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux. En marge d'un déplacement jeudi à Lyon, il a indiqué qu'il était "totalement sur la ligne définie par le Premier ministre". Selon M. Hortefeux, "ça peut favoriser le deal de proximité et, quelque part, c'est la porte ouverte à la dépénalisation de certaines drogues, dépénalisation à laquelle je suis résolument hostile".

Le vice-président du Sénat et maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin s'était lui aussi dit prêt jeudi à expérimenter dans sa ville une telle salle de consommation, avant d'y renoncer peu après. "Avec mon adjoint en charge de la santé, nous avons décidé de le faire", avait-il d'abord dit sur RTL, jugeant que "c'est peut-être mieux pour les gens qui ont envie de se piquer (...) de le faire à l'intérieur d'un lieu où il peut y avoir des médecins, où il peut y avoir un contrôle".

Mais le maire s'est ravisé ensuite, affirme le site de l'hebdomadaire "Le Point" qui cite un membre anonyme de son entourage selon qui la mairie a finalement décidé de se ranger derrière la position de Matignon. AP

ll/xbou1/mw

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