Répression

Répression et brutalité policière, peines d'emprisonnement et autres mesures coercitives.

Rentrée parlementaire 2010 - Non aux peines minimales obligatoires

Chers amiEs bloc-potistes,

La prorogation (fermeture) du Parlement canadien, décrétée par le premier ministre Stephen Harper, n'a pas que de mauvais côtés. Par exemple, l'adoption finale du projet de loi C-15 a été annulée. Ce projet, qui prévoyait des peines minimales obligatoires en cas de trafic ou production de cannabis, est « mort au feuilleton ».

Nous croyons qu'il est important de savoir de quoi exactement était fait ce projet de loi C-15, car dès la fin des Jeux olympiques et la reprise des travaux parlementaires, le gouvernement conservateur minoritaire n'hésitera pas une seconde à déposer de nouveau un projet similaire, qui sera encore une fois appuyé par les pitoyables Libéraux : Ignatieff, Trudeau, Coderre et cie. Quel est l'intérêt des Libéraux d'appuyer un tel projet – eux qui parlaient de décriminalisation il y a quelques années ? Ne pas avoir l'air « mou » quand il s'agit de crime, et ainsi gagner quelques votes en Ontario et dans l'Ouest canadien, au détriment du bien commun.

Bref, voici une traduction et adaptation d'un article de l'avocat britanno-colombien Kirk Tousaw qui vous fera dresser les cheveux sur la tête.

William Lyon Mackenzie King, père de la prohibition au Canada

William Lyon MacKenzie King est considéré comme l'un des plus grands premiers ministres que le Canada ait connu. Il ne manque d'ailleurs pas de documentation célébrant ses louanges. Toutefois, de nombreuses zones d'ombre méritent d'être soulignées dans sa longue carrière politique (il fut au pouvoir de 1921 à 1930 puis de 1935 à 1948). Voici entre autres pourquoi nous considérons cet homme comme le père de la prohibition au Canada.

Que la personne victime de mon crime se lève et m’accuse!

Criminaliser crée le crime et non l’inverse

Le projet de décriminalisation de la marijuana du gouvernement Chrétien-Martin (C-17), amplement couvert par les médias, n’a jamais été adopté par la Chambre des communes, malgré de longues tribulations parlementaires. Or ce projet était dans les faits un projet de déjudiciarisation. Pourtant, les médias n'ont jamais établi cette distinction et ont continué de dépeindre celui-ci comme étant un allègement de la prohibition. Une simple analyse du projet de loi nous démontre pourtant le contraire. En effet, l’ancien ministre fédéral de la Justice, Martin Cauchon, a dit à plusieurs reprises qu’il en résulterait un contrôle accru du délit de possession, et que la culture serait plus fortement punie avec des peines maximales de quatorze ans de prison.