Mafia et crime organisé

Les bandes criminalisées, principaux bénéficiaires de la prohibition.

Guerre pour le contrôle de l'opium en Afghanistan: la vérité sortirait-elle de la bouche de Julie Couillard? (5 octobre 2008)

Julie Couillard a refait surface à la grandeur du Canada ce soir, à l'émission Tout le monde en parle diffusée sur les ondes de la SRC, ainsi que dans une entrevue en anglais diffusée à CBC News: Sunday Night vers 22h30.

Tant en anglais qu'en français, Mme Couillard n'a pas manqué de souligner ce que son ex-chum (et ex-ministre des Affaires étrangères) Maxime Bernier pense réellement de l'intervention canadienne en Afghanistan : il s'agit d'un conflit qui n'a rien à voir avec la restauration de la démocratie dans ce pays, et tout à voir avec le contrôle du lucratif marché de l'opium! (Dommage que M. Bernier se soit contenté d'aller y distribuer des Joe Louis, et n'ait pas exprimé publiquement ses convictions. Pour une fois qu'un membre du Parti conservateur avait la chance de monter dans notre estime!)

Voilà enfin la vérité révélée simplement, de la bouche d'une femme intelligente qui en sait plus que l'on pense – compte tenu des fréquentations mafieuses qu'elle a eues alors qu'elle était plus jeune. Il est bien connu que la prohibition engendre des « guerre de gangs ». Alors voilà : le conflit afghan est une guerre entre bandes criminalisées rivales, mais de proportion mondiale!

La Convention des Nations Unies contre le trafic illicite des stupéfiants et des substances psychotropes de 1988

La criminalisation des comportements gagne du terrain

Alors que la Convention unique de 1961 n’avait en matière pénale qu’une valeur incitative, la Convention des Nations Unies contre le trafic illicite des stupéfiants et des substances psychotropes (Convention de 1988) [1] rend contraignante l’adoption de mesures pénales :

Question 10 - Pourquoi ne pas simplement décriminaliser?

Quelle est la logique d'avoir une substance dont la consommation est permise mais la production interdite? Où est-on sensé s'approvisionner? Il s'agit simplement d'une autre forme de prohibition.