Stratégie militante
Le Bloc Pot se questionne, cherche à se positionner sur l'échiquier de la guerre à la drogue; l'art de la guerre nous pousse à redéfinir notre stratégie militante. Il faut arriver à saisir le Bloc Pot, son essence matérielle, qui réside dans sa représentation dans l'arène politique.
Malgré l'emprise que le système obtient en nous identifiant, il nous offre l'opportunité de combattre la prohibition sur le terrain qui l'a enfantée : le Parlement.
Notre objectif est irréconciliable avec celui de nos détracteurs : l'Assemblée nationale du Québec doit cesser d'appliquer la Loi réglementant certaines drogues et autres substances jusqu'à ce que le Parlement canadien corrige cette injustice criminelle et retire le cannabis de la liste des substances prohibées.
Pour remporter cette victoire, il nous faudra aller éteindre le feu dans l'antre même de la bête. Pour l'instant, notre campement est bien établi et les forces de l'ordre sont retranchées dans le mutisme obéissant.
En regardant derrière, nous constatons avoir gagné du terrain sur les forces prohibitionnistes depuis huit ans : notre action a permis qu'une plus grande tolérance s'installe dans la population face au cannabis. Le Bloc Pot a su devenir une référence, grâce à sa participation au débat public.
C'est ce momentum qu'il faut conserver pour mettre fin à la prohibition.
Quelles sont les forces et les faiblesses de notre armée? D'ailleurs, où est-elle, qui est-elle?
Notre parti politique livre bataille grâce a ses courageux candidats et audacieuses candidates.
Les membres contribuent à l'effort de guerre par leur adhésion au parti; vos donations sont acheminées au front, approvisionnant les troupes sur le terrain.
Chacun des votes que nous recevons dénonce la situation actuelle de notre société et construit un rapport de force qui aide à maintenir une critique vis-à-vis la propagande prohibitionniste.
Présentez-vous avec nous, c'est facile et amusant !
"Ent'deux joints tu pourrais faire qu'qu'chose
Ent'deux joint tu pourrais t'grouiller l'cul"
Le Canada est-il un des grands exportateurs de cannabis aux États-Unis ?
Beaucoup croit que nous sommes de grands exportateurs de cannabis et à priori vers les États-Unis, comme une grande partie de notre économie légale.
De plus, afin d'alimenter cette croyance nationale, les médias nous ont déjà partagé à plusieurs reprises les propos de l'ambassadeur des États-Unis et ceux de John Walters, le responsable de la guerre à la drogue à la Maison-Blanche :
« Je suis inquiet devant la possibilité de voir le Canada devenir un fournisseur important, tel le Mexique, de drogues illicites pour les États-Unis. »
Dans les faits :
- Le cannabis canadien représente approximativement 2 % de toutes les saisies de cannabis faites aux frontières des États-Unis. (U.S.-Canada Border Drug Threat Assessment, octobre 2004)
- Le Mexique fournit environ 46 % de la demande américaine de cannabis. (Source : United Nations Office for Drug Control and Crime Prevention (UNDCCP), Global Illicit Drug Trends 2002.)
Selon plusieurs organismes internationaux, le pays où se consomme le plus de cannabis est les États-Unis.
Alors, d'où proviennent les 52% nécessaires afin de remplir la demande ?
Une réponse plausible :
- 9 à 15% de l'Amérique latine (Colombie, Caraïbes, etc.)
- 38 à 43% de la production intérieure. Les États-Unis possèdent des terres en quantité suffisante et la technologie pour développer des serres intérieures.
Cannabis médical
Canada: sondage sur l'utilisation médicale du cannabis
Dans un sondage national, 93 % des citoyens canadiens ont déclaré qu'ils acceptaient l'idée selon laquelle des personnes fument du cannabis pour des raisons médicales. Près de trois personnes sur quatre (70 %) n'acceptent non seulement le recours à une telle méthode mais se disent en plus tout à fait favorables à l'idée. (Source : Vancouver Sun du 2 novembre 2006.)








