Plus de prisons et moins d'éducation : le vrai coût de C-10

Plus de prisons et moins d'éducation : le vrai coût de C-10

Alors qu'environ 175 000 étudiants en grève prennent d'assaut les rues du Québec pour défendre le droit à l'éducation – avec l'appui de 1300 professeurs des niveaux collégial et universitaire – il serait bon de mettre certaines choses en perspective.

En haussant les frais de scolarité de 75 % sur cinq ans, le gouvernement de Jean Charest entend aller chercher 332 millions $ dans les poches des étudiants. Il s'agit là d'une hausse draconienne, qui va beaucoup plus loin qu'une simple indexation proportionnelle à l'inflation. Pour les jeunes dont les salaires n'augmentent pas au même rythme, cette mesure fera mal. Très mal car ils devront travailler près de 8 semaines au salaire minimum pour payer leurs frais, comparativement à 3 semaines en 1968.

Or la loi omnibus C-10, adoptée par le gouvernement fédéral le 12 mars, coûtera un bras et une jambe à l'ensemble de la population, et risque d'entraver l'accès à l'éducation des jeunes contrevenants qui souhaitent revenir dans le droit chemin.

Marie-Andrée Bertrand - extraits du rapport Le Dain (1973)

RAPPORT FINAL DE LA COMMISSION D'ENQUÊTE SUR L'USAGE DES DROGUES À DES FINS NON MÉDICALES

Gérald Le Dain, président

Marie-Andrée Bertrand, commissaire

14 décembre 1973

Revue Vacarme (FR) :: On légalise

Comment légaliser les drogues? Quelques propositions pour aller de l’avant
par Laurence Duchêne, Stany Grelet, Caroline Izambert, Aude Lalande, Philippe Mangeot, Pierre Zaoui & Sacha Zilberfarb

Voir l'article sur le site de la revue :
http://www.vacarme.org/article2090.html

Le « problème des drogues », c’est loin d’être le seul problème des drogués : c’est le problème des mafias et des gangs ; le problème de l’économie de survie des quartiers déshérités ; le problème de la transmission du sida ; le problème des relations intergénérationnelles ; le problème plus général des « échafaudages de secours » que chaque société s’autorise pour continuer à tenir debout, tant il a toujours existé des drogues légales ; et encore le problème de l’avenir de l’agriculture française ou des frontières de l’Europe. Face à l’explosion actuelle de cette prolifération de problèmes, il n’y a désormais plus d’autre issue que la légalisation de toutes les drogues. C’est-à-dire non seulement la dépénalisation de l’usage, mais l’autorisation légale de la production et de la distribution. C’est à en dessiner les contours, à identifier les difficultés concrètes et les questions infiniment plus sérieuses qui se poseront à l’occasion (qu’elles soient éthiques, économiques, sociales ou politiques) qu’il faut désormais s’atteler.

Sénateur Nolin : Invitation à devenir sénateur du Parti marijuana

Ce texte est une traduction d'un courriel envoyé au Sénateur Nolin par le chef du Parti marijuana.

Monsieur le Sénateur Pierre Claude Nolin,

Je vous ai déjà inclus dans un envoi à tous les autres sénateurs.

Cependant, j'ai aussi envoyé un courriel spécial pour vous spécifiquement...

Au lieu de seulement voter contre le projet de loi C-10, pourquoi ne pas changer de parti ?

Pourquoi ne pas devenir un sénateur du Parti marijuana ?

Faut-il légaliser la marijuana ?

Marie-Claude Bourdon
RND, Septembre-octobre 2011, Vol. 109, no 5

Malgré d'intenses efforts de répression pour éradiquer la culture et la consommation de cannabis, ce commerce se porte mieux que jamais. Près de la moitié des Canadiens de plus de 15 ans ont déjà fumé de la marijuana.

La guerre contre la drogue est-elle efficace ? Pour plusieurs,la prohibition cause plus de tort que de bien. C'est notamment l'avis de Line Beauchesne, professeure de criminologie à l'Université d'Ottawa. D'autres, comme le Dr Marcel Boulanger, président du Conseil québécois sur le tabac et la santé, pensent que la légalisation de la vente de cannabis constituerait une grave erreur du point de vue de la santé publique.