Plan économique 2014 – 2. Exécutif – Renforcement des institutions démocratiques

Contexte

Depuis plus de trente ans, les néolibéraux de tout acabit contrôlent l’Assemblée nationale. En effet, trois partis détiennent un quasi-monopole sur les débats, prononcent des discours similaires occultant plusieurs questions, et gouvernent pour les mêmes intérêts en créant des échappatoires fiscales au profit de leurs copains. La démocratie québécoise est trahie par ces politiciens. Elle est manipulée par les firmes de sondages et de relations publiques. Au Bloc Pot, nous croyons que l’imagination et la créativité des citoyens sont le catalyseur du changement politique. Une personne responsable ne se limite pas à voter à intervalles de quatre ans, elle agit quotidiennement.

Objectifs

  • Le ministère des Finances et de l’Économie (MFEQ) subventionnera la recherche et le développement d’applications dans le domaine des technologies de l’information, visant spécifiquement à accroître la participation des citoyens : consultations électroniques pondérées, scrutins à plusieurs tours, systèmes d’aide à la prise de décision consensuelle. Il y a lieu d’explorer ce marché prometteur, puisqu’une stratégie similaire a contribué à créer de nombreux emplois dans le secteur du multimédia.
  • En sus de l'instauration d'un mode de scrutin proportionnel (voir notre programme officiel), le gouvernement s’attaquera au déficit démocratique en encourageant la démocratie participative à l’échelle locale. Le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT) établira un cadre de référence fondé sur les expériences réussies à l’étranger, et dont pourront s’inspirer librement les municipalités. En parallèle, le Secrétariat aux institutions démocratiques (ministère du Conseil exécutif) mettra sur pied un comité d’étude juridique afin d’adapter la Loi électorale aux possibilités offertes par les nouvelles technologies.
  • Le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale soutiendra le développement de l’économie sociale et ses activités, notamment l’organisation de cuisines collectives et de jardins communautaires, afin de rompre l’isolement social et de bâtir des ponts entre les communautés.
  • Le ministère de l’Éducation revalorisera l’enseignement de l’histoire, et dispensera une éducation politique axée sur notre souveraineté personnelle et collective, sans laquelle la souveraineté étatique du Québec – et même celle du Canada – n’ont absolument aucun sens.

Exemples de consultations populaires en lien avec le cannabis

Entre le 9 septembre et le 9 décembre 2013, plus de 200 000 citoyens de Colombie-Britannique ont signé la pétition Sensible BC, visant à déclencher un référendum d’initiative populaire portant sur la décriminalisation du cannabis, comme le permet la Loi électorale de cette province. Bien que le nombre atteint soit en deçà du seuil de 300 000 signatures requis pour provoquer la tenue du référendum, cet exercice a tout de même exprimé clairement l’avis d’une majorité d’électrices et d’électeurs de cette province. Son caractère démocratique est indéniable.

Quelques années auparavant, en 2007, le Bloc Pot a mené une consultation par voie électronique portant sur les modes de légalisation du cannabis récréatif. Dans le cadre de ce « Reeferendum », les membres du parti devaient choisir entre les options suivantes :

  1. Production privée, et monopole d’État sur la distribution, la réglementation et le contrôle de qualité (genre de « SAQ du cannabis »).
  2. Production et distribution privées, sujettes à une réglementation et un contrôle de qualité de la part de l’État.
  3. Production, distribution, réglementation et contrôle de qualité entièrement gérés par le secteur privé (l’État ne fait que prélever des taxes).
  4. Aucun système en particulier. La dépénalisation – sans autre intervention étatique – est suffisante.