Extraits tirés de Lynn Zimmer et John P. Morgan, Marijuana, mythes et realités : une revue des données scientifiques, Paris , Georg, 2000.
Comme dans beaucoup de pays, la marijuana est la substance interdite la plus répandue aux États-Unis. Deux universitaires américains conjuguent ici leurs recherches pour produire un livre qui déboulonne les grands mythes servant d'alibi aux prohibitionnistes depuis plus de vingt ans. Le livre passe en revue les publications scientifiques, les rapports gouvernementaux, ainsi que les pires allégations concernant les effets de la plantes. Ce travail a mené les auteurs à constater que les conclusions d'expériences scientifiques incomplètes ou mal interprétées sont frequemment citées par des politiques, des journalistes et certains experts.
Les dégâts causés par la marijuana ont été prouvés scientifiquement. Dans les années 1960, beaucoup de gens pensaient que la marijuana était inoffensive. Aujourd'hui nous savons que la marijuana est bien plus dangereuse qu'on ne le croyait alors. Toutes les études scientifiques effectuées ces dernières années indiquent une augmentation alarmante de la toxicité et des dangers représentés par la marijuana.
Bill Clinton, Président des États-Unis, Massachusetts, 20 octobre 1994
Les parents d'aujourd'hui qui consommait du cannabis dans leur jeunesse doivent réaliser que la recherche a démontré que cette drogue est bien plus dangereuse qu'on ne pouvait le savoir dans les années 1960 et 70.
New York Times, Marijuana for the Sick, 30 décembre 1996
De nouveaux outils de recherche, dont les encéphalogrammes et des techniques sophistiquées permettant d'étudier les processus chimiques d'information du cerveau offrent de nouveaux aperçus sur les effets pervers de la marijuana.
Earl Lane, Newsday, Reefer Madness Revisited, 3 septembre 1996
Plus de dix mille études bien documentées montrent les effets physiologiques et psychologiques pervers de la marijuana.
California Narcotic Officers Association, Marijuana is NOT a Medecine, 1996
Quoi que vous ayez entendu dire dans les années 1960, 70 et 80, oubliez-le.
Washington Post, Taking the Cover Off Pot, 7 décembre 1996
En 1972, après avoir passé en revue les données scientifiques, la Commission nationale sur la marijuana et l'abus de drogues est arrivée à la conclusion que si le cannabis n'était pas une substance absolument sûre, ses dangers avaient été énormément surévalués. Depuis lors, des chercheurs ont conduit des milliers d'études sur des humains, des animaux et des cellules de culture. Aucun résultat ne diffère radicalement de ceux de la Commission nationale en 1972. En 1995, en se basant sur trente années de recherche scientifique, les rédacteurs de la revue médicale Lancet aboutissaient à la conclusion que « le fait de fumer du cannabis, même sur une longue période, n'est pas nuisible à la santé. »
La marijuana n'a pas de valeur médicale. Des médicaments plus sûrs, plus efficaces, sont disponibles sur le marché. Parmi eux, une version synthétique du THC, principal constituant actif de la marijuana, et distribuée sur le marché américain sous la marque MARINOL®.
Il n'y a pas de preuve de l'efficacité de la marijuana en chimiothérapie. Il existe nombre d'autres médicaments, ce qui rend caduc le besoin de poursuivre la recherche à ce sujet.
Drug Enforcement Administration, Drug Legalization: Myths and Misconceptions, US, 1994
Fumer du pot n'est pas assimilable à un médicament La marijuana comme traitement médicinal fait partie d'une campagne soigneusement orchestrée par des hippies sur le retour, des avocats, et des usagers de marijuana infligeant de la sorte un cruel canular aux malades et aux mourants.
R. E. Peterson, The Marijuana as Medicine Scam, US
Si l'on considère les effets biens connus de la marijuana sur la mémoire à court terme, il semble probable que celle-ci perturberait le patient dans sa capacité à ingérer d'autres médicaments à même de lui sauver la vie.
Richard Schwartz et Eric A. Voth, Journal of Addictive Diseases 14:15-21, US, 1995
Le lobby pro-drogue exploite la souffrance de patients atteints de maladie chronique cela fait partie de sa stratégie pour légaliser la marijuana et tous ses usages.
Drug Watch International, By any modern Medical standard, Marijuana is no Medicine, US
Il ne pourrait y avoir de pire message à la jeunesse Juste au moment où la nation fait tout ce qui est en son pouvoir pour éduquer les adolescents à ne pas prendre de drogues psychoactives, voilà qu'on leur raconte que la marijuana est un remède.
Barry McCaffrey, Director of National Drug Control Policy, US, 15 novembre 1996
Il a été démontré que la marijuana réduisait les nausées provoquées par la chimiothérapie du cancer, stimulait l'appétit de patients atteints du SIDA, et réduisait la pression intraoculaire chez des personnes atteintes de glaucome. Il y a de bonnes raisons de croire que la marijuana réduit les spasmes musculaires des patients souffrant de troubles neurologiques. On peut obtenir sur ordonnance médicale du THC synthétique en capsule, mais pour de nombreux patients, ce remède n'est pas aussi efficace que l'inhalation de fumée de cannabis. Le THC pur peut aussi avoir des effets psychoactifs secondaires plus désagréables que ceux de la fumée. Beaucoup de gens utilisent aujourd'hui la marijuana à des fins médicales, malgré son illégalité. En le faisant, ils risquent l'arrestation et l'emprisonnement.
La marijuana crée une forte accoutumance. Ses consommateurs à long terme sont soumis à une dépendance physique et aux états de manque, et souvent, seule une cure de désintoxication peut leur permettre de casser cette habitude.
Actuellement, il y a une demande pour un traitement de sevrage de la marijuana et l'offre est totalement insuffisante. L'état de dépendance lié à la marijuana est un défi qu'il ne faut pas craindre de comparer avec ceux des autres drogues, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent.
National Institute on Drug Abuse, Marijuana Treatments Involving Social Support or Relapse Prevention Appear to reduce Chronic Drug Use, US, 1990.
La marijuana peut s'avérer un sérieux obstacle pour les usagers de longue date qui essaient de s'en défaire.
Donna E. Shalala, Secretary of Health and Human Services, Say No to Legalization of Marijuana, Wall Street Journal, US, 18 août 1995.
Des études montrent qu'après avoir mis brutalement fin à leur consommation de marijuana, les consommateurs intensifs à long terme peuvent présenter des signes et symptômes de manques.
Neil Swan, A look at marijuana's harmful effects, National Institute on Drug Abuse(US), 1994.
En 1993, plus de 100 000 personnes se soumettant à des programmes de désintoxication ont mentionné la marijuana comme cause principale de leur abus de drogues, montrant ainsi qu'ils avaient besoin d'aide pour apprendre à s'en passer.
National Institute on Drug Abuse, Marijuana : What parents need to know, US, 1995.
La plupart des fumeurs de marijuana ne le font qu'occasionnellement. Une petite minorité d'Américains – moins de 1% – fument de la marijuana quotidiennement ou presque. Une minorité encore plus restreinte développe une dépendance à la plante. Parmi les gros fumeurs, certains peuvent s'arrêter sans difficulté. D'autres viennent chercher de l'aide auprès de professionnels de la désintoxication. La marijuana n'entraîne pas de dépendance physique. Si certaines personnes éprouvent des symptômes de manque, ceux-ci sont remarquablement légers.
La plupart des articles et des livres récents signalant un problème croissant de dépendance au cannabis ont été écrits par des centres de désintoxication. Ces corporations ont également beaucoup bénéficié de l'extension des services de soins aux usagers de marijuana, dont beaucoup sont poussés, voire forcés par leurs parents ou d'autres proches – tribunaux ou employeurs – à entreprendre un traitement. La plupart des employés répondant positivement aux tests antidrogue obligatoires de leur entreprise sont des usagers occasionnels. Il n'est cependant pas inhabituel que la direction exige que ces employés se soumettent à un traitement s'ils veulent voir leur contrat de travail renouvelé. Et les programmes de soins aux drogués diagnostiquent chez les usagers une « dépendance à la marijuana » même lorsque cette clientèle ne répond pas aux normes en matière de toxicodépendance.
La marijuana conduit à l'usage d'autres drogues. Même si ses effets ne sont pas très nocifs, c'est une substance dangereuse parce qu'elle conduit à l'usage de drogues plus dures comme l'héroïne, le LSD et la cocaïne.
L'usage de la marijuana se répand de plus en plus… Cet état de fait est particulièrement alarmant car l'usage de la marijuana – le plus courant – conduit souvent à prendre d'autres drogues plus dangereuse.
Join Together, Monthly Action Kit, Increase in Marijuana use among young people, US, 1995.
Les enfant ayant goûté à la marijuana sont 85 fois plus attirés vers la cocaïne que ceux qui ne l'ont jamais fait.
Center on Addiction and Substance Abuse, Cigarettes, Alcohol, and Marijuana : Gateways to illicit Drugs, US, 1994.
Il semble bien que les transformations biochimiques induites dans le cerveau par la marijuana aient pour résultat un comportement orienté sur la recherche et l'absorption de drogues, lequel poussera souvent l'usager à expérimenter d'autres substances agréables.
Gabriel Nahas, Keep off the Grass, US, 1990.
Étant donné que l'usage de la marijuana, dangereux en lui-même, est souvent le prélude à l'usage d'autres drogues… [il s'avère donc] doublement désastreux.
Sénateur Orrin Hatch, Teenage Drug Use, Senate Judiciary Committee Hearings, US, 4 septembre 1996.
Bien que la marijuana ne crée pas de une dépendance aussi forte et ne soit pas aussi toxique le fait d'en fumer ou de voir d'autres personnes le faire – peut rendre certains individus plus enclins à l'usage d'autres drogues.
Andrew Chalsma et David Boyum, Marijuana Situation Assessment, National Drug Control Policy, US, 1994.
L'usage de la marijuana ne conduit pas à celui des drogues dures. Ce que les partisans de cette théorie présentent comme une explication causale est en fait une association de statistiques entre les drogues courantes et moins courantes, association qui se modifie selon que différentes drogues prévalent plus ou moins sur le marché. Aujourd'hui, aux États-Unis, la marijuana est la drogues interdite la plus populaire. Par conséquent, il est hautement probable que des gens ayant pris des drogues moins populaires, telles l'héroïne, la cocaïne et le LSD, aient aussi fait usage de marijuana. La plupart des usagers de cannabis ne prennent jamais d'autres drogues illégales. En fait, pour la grande majorité des gens, la marijuana est un terminus plutôt qu'une étape dans l'escalade.
Les infractions relatives à la marijuana ne sont pas punies sévèrement. Les contrevenants à la loi sont rarement arrêtés et presque personne ne va en prison. Cette indulgence extrême est la cause de la disponibilité et de l'usage ininterrompus de la marijuana.
L'application des mesures légales contre la marijuana est devenue bien trop laxiste Les contrevenants doivent courir des risques plus grands d'être arrêtés et incarcérés.
Robert Peterson, The Success of tough Drug Enforcement, US, 1996.
L'application laxiste de la loi a permis aux criminels de consommer et de faire trafic de marijuana en toute impunité.
Robert Pierre, Marijuana's Violent Side, Washington Post, 9 septembre 1996.
Lorsque certains individus corrompent nos jeunes avec la marijuana, le châtiment qu'ils encourent doit être conséquent. Pour l'instant, nous ne somme nulle part.
Patrick McGowan, Minnesota sheriff, Political Rhetoric Overlooks Change in Drug-Use Patterns, Washington Post, 24 septembre 1996.
C'est à travers la marijuana que notre pays a commencé à se trouver aux prises avec le problème [de la drogue].
William Bennett, Director of National Drug Control Policy, Too easy on Drugs, Bennett tells, The Sacramento Bee, 19 juin 1990.
Le fait de posséder moins de trente grammes de hashich [est souvent] considéré comme une infraction mineure. Je crois que cette indulgence est bien trop grande.
Sénateur Mitch McConnell, Teenage Drug Use, Senate Judiciary Committee Hearings, US, 4 septembre 1996.
Le moment est venu de se montrer durs avec ceux qui vendent de la marijuana à nos citoyens les plus vulnérables – nos enfants. Il est clair que nous devrions punir les vendeurs de marijuana aussi durement que ceux qui ont commerce d'héroïne et de cocaïne.
National Commission on Marijuana and Drug Abuse, Marijuana: A Signal of Misunderstanding, US, 1972.
Les arrestations relatives à la marijuana ont doublé entre 1995 et 2000. En 1995, plus d'un demi-million de personnes ont été arrêtées pour délit relatif à la marijuana. Quatre-vingt six pour cent d'entre elles ont été arrêtées pour simple possession. Des dizaines de milliers de gens sont actuellement en prison pour délits liés au cannabis. Plus encore écopent de peines d'emprisonnement avec sursis, d'amendes et de sanctions civiles telles que saisie des biens, retrait du permis de conduire et licenciement professionnel. Malgré le poids des sanctions civiles et pénales, la marijuana reste disponible en permanence sur le marché et son usage, tout aussi répandu.
La politique des Pays-Bas en matière de marijuana est un échec. La loi hollandaise, qui tolère l'achat, la vente et l'usage du produite dans ses lieux publics, a abouti à des taux accrus d'usage de la marijuana, en particulier chez les jeunes.
Les expériences permissives faites à l'étranger sont un échec. Aux Pays-Bas la consommation de cannabis pas les adolescents a augmenté de 250%.
A.M. Rosenthal, While the Children Sleep, The New York Times, 22 septembre 1995.
En Hollande, n'importe qui au-dessus de 15 ans peut acheter du cannabis aussi facilement que divers parfums de glace. Ceux qui chantent les louanges de cette politique glissent par-dessus les 250% d'augmentation de sa consommation chez les adolescents.
Joseph Califano, Legalization: The Reality, The Prevention Pipeline 8:5, 1995.
Les Pays-Bas ont une attitude tolérante envers la marijuana et le haschich J'ai visité leurs parcs. Leurs enfants y errent comme des zombies.
Lee Brown, Director of Office National Drug Control Policy, Top Cop in the War on Drugs, San Francisco Examiner and Chronicle, 12 mars 1995.
Les Pays-Bas ont le taux de criminalité le plus élevé d'Europe et ce taux a augmenté en proportion du nombre croissant de coffee shop et d'usagers.
Robert Peterson, The Success of Tough Drug Enforcement, US, 1996.
La politique des Pays-Bas en matière de drogue est la moins punitive d'Europe. Il y a plus de vingt ans que les citoyens hollandais âgés de plus de dix-huit ans ont été autorisés à acheter et faire usage de cannabis (marijuana et haschich) dans des coffee shops réglementés par le gouvernement. Cette politique n'a aucunement donné lieu à une escalade dramatique de cet usage. Dans la plupart des groupes d'âges, les taux de consommation de marijuana aux Pays-Bas sont identiques à ceux des États-Unis. Pourtant, pour ce qui est des jeunes adolescents, les taux de consommation du produit sont plus bas aux Pays-Bas qu'aux États-Unis. La population hollandaise approuve en grande majorité la politique actuelle en matière de cannabis, laquelle tend à normaliser plutôt qu'à dramatiser son usage. Il arrive que le gouvernement hollandais retouche la politique existante, mais il poursuit son engagement en faveur de la dépénalisation, décriminalisation ou leur légalisation de facto.
La marijuana détruit les cellules du cerveau. Son usage à long terme altère de manière permanente la structure et les fonctions cérébrales, provoquant ainsi perte de mémoire, dégradation du système cognitif, détérioration de la personnalité et une productivité réduite.
Lorsque les parois cellulaires des tissus cérébraux se trouvent complètement saturées de THC, les cellules du cerveau meurent. Elles ne sont pas remplacées.
Connie et Otto Moulton, Synopsis of Marijuana, Drug Awareness Information Newsletter, US.
L'usage régulier de la marijuana produit une atrophie cérébrale chez les jeunes adultes.
Peggy Mann, Marijuana Alert, US, 1985.
L'usage chronique de marijuana peut causer des lésions cérébrales et des altérations du cerveau semblables à celles qui accompagnent le vieillissement.
Office for Substance Abuse Prevention, Drug-Free Communities: Turning Awareness Into Action, Department of Health and Human Services, 1989.
Le delta-9-THC, constituant psychoactif de la marijuana, altère de façon irréversible la structure et les fonctions cérébrales chez le singe, primate proche de l'homme.
Robert Heath, Marijuana and the Brain, American Council for Drug Education, 1981.
Aucun des tests médicaux utilisés actuellement pour détecter des lésions cérébrales chez les humains n'a relevé de dégâts liés à la marijuana, même à la suite d'une consommation intensive de longue durée. Une étude ancienne rapportait une détérioration du cerveau chez des singes rhésus après une exposition de six mois à des concentrations élevées de fumée de marijuana. Les résultats d'une étude plus récente, menée avec plus de rigueur, n'indiquaient pas d'anormalités cérébrales chez des singes forcés d'inhaler l'équivalent de quatre à cinq joints par jour pendant une année. L'allégation selon laquelle la marijuana tue les cellules du cerveau est basée sur un rapport spéculatif datant de trente ans et qui n'a jamais été confirmé par aucune étude scientifique.
La marijuana provoque un syndrome d'amotivation. Elle rend ses usagers passifs, apathiques et dépourvus d'intérêt pour l'avenir. Les étudiants qui utilisent la marijuana ont des résultats décevants et les employés deviennent improductifs.
Les jeunes usagers de marijuana ont moins de chances de réaliser leur potentiel académique, ce qui diminue d'autant la productivité nationales.
Donna E. Shalala, Secretary of Health and Human Services, Say No to Legalization of Marijuana, Wall Street Journal, 18 août 1995.
On a rapporté un syndrome d'amotivation chez les gros consommateurs réguliers de marijuana. Ce syndrome es caractérisé par une déperdition d'ambition et d'élan vital.
National Institute on Drug Abuse, The Facts About Marijuana, Department of Health and Human Services.
La marijuana empêche l'usager de parvenir à son fonctionnement optimal. Elle transforme un étudiant au-dessus de la moyenne en un étudiant moyen, et un étudiant moyen en un étudiant en-dessous de la moyenne.
Ernie Preate, Blowing away the Marijuana Smoke Screen, Pennsylvanie, Office of Attorney General.
Le syndrome d'amotivation est facile à reconnaître. Il s'accompagne d'une perte d'ambition et d'esprit d'initiative, d'un retrait des activités ordinaires et d'un retour régressif à un style de vie plus simple.
Sidney Cohen, Marijuana: National Impact on Education, American Council for Drug Education, 1982.
Il y a vingt-cinq ans que des chercheurs tentent de démontrer l'existence du syndrome d'amotivation induit par la marijuana sans jamais avoir réussi à le faire. Les personnes intoxiquées en permanence, indépendamment des drogues utilisées, sont rarement des membres productifs de la société. Le cannabis en lui-même n'a rien qui puisse spécifiquement provoquer une déperdition d'ambition et d'élan vital. Les études de laboratoire sur des sujets exposés à des fortes doses de marijuana pendant plusieurs jours ou semaines n'ont montré aucune diminution de la motivation professionnelle ou de la productivité. Parmi les adultes exerçant une profession, les usagers de marijuana tendent à avoir de meilleurs salaires que les autres. Les élèves du secondaire consommant du cannabis ont des résultats aussi bons que les autres. Chez les étudiants des écoles supérieures, la consommation massive du produit est associée à l'échec scolaire, mais l'échec scolaire était généralement antérieur à la consommation. Les recherches à ce sujet nous ont amplement démontré qu'il n'y a aucun lien causal entre l'action pharmacologique de la marijuana et l'apathie.
La marijuana diminue la mémoire et les faculté cognitives. Sous son influence, les gens sont incapables de penser rationnellement et intelligemment. Son usage chronique provoque une détérioration mentale permanente.
La marijuana attaque la mémoire à court terme et la capacité de concentration.
Joseph Califano, The 1996 CASA National Survey of Parents and Teenagers, US, Center on Addiction and Substance Abuse, 1996.
La marijuana peut rendre difficiles l'élocution, la capacité d'écoute, la pensée, l'assimilation de connaissances, la résolution des problèmes, et la formulation de concepts.
National Institute on Drug Abuse, The Facts About Marijuana, Department of Health and Human Services.
L'usage du cannabis peut conduire à des épisodes aigus de confusion mentale et, à long terme, à une détérioration mentale généralisée.
Gabriel Nahas, American Bar Association Hearings, Drug Legalization: Yes or No, 6 août 1995.
D'ex-fumeurs de marijuana engagés dans des activités intellectuelles, rapportent qu'ils ne sont plus capables d'une performance aussi bonne que celle qu'ils avaient avant d'avoir commencé à fumer, et cela, des mois, voire des années, après avoir cessé de le faire.
Robert Heath, Marijuana and the Brain, American Council for Drug Education, 1981.
Le THC réprime l'activité des neurones dans le système de gestion de l'information de l'hippocampe, cette partie du cerveau cruciale pour l'apprentissage, la mémoire et l'intégration des expériences sensorielles.
National Institute on Drug Abuse, The Facts About Marijuana, Department of Health and Human Services.
La marijuana produit des changements immédiats et temporaires au niveau des pensées, des perceptions et du traitement des informations. Le processus cognitif le plus clairement affecté par la marijuana est la mémoire à court terme. Dans les études de laboratoire, les sujets sous l'influence de la marijuana n'ont pas de difficulté à se souvenir de choses apprises antérieurement. Par contre, ils ont plus de peine à apprendre et assimiler de nouvelles informations. Cet affaiblissement du processus d'apprentissage cesse aussitôt l'état d'intoxication disparu. Il n'y a pas de preuves convaincantes qu'un usage intensif à long terme détériore la mémoire ou d'autres fonctions cognitives.
La marijuana peut provoquer une maladie mentale irréversible. Chez les adolescents, même son usage occasionnel peut provoquer des troubles psychologiques. Pendant la période d'intoxication, ses usagers se montrent irrationnels et leur comportement est souvent imprévisible.
La marijuana cause nombre de désordres mentaux, parmi lesquels psychose toxique, attaque de panique, flash-back, fantasme, perte d'identité, hallucinations, paranoïa et d'incontrôlables sentiments d'agressivité.
Janet Lapey, Marijuana Update 1996, Drug Watch International, 1996.
La marijuana est connue pour avoir déclenché des épisodes aigus de maladies mentales, tels l'état maniaco-dépressif et la schizophrénie.
Thomas Gorman, Marijuana is NOT a Medicine, California Narcotic Officers' Association.
La marijuana entrave le développement de relations sociales saines Elle semble aussi porter atteinte à la capacité d'un être jeune à prendre les bonnes décisions.
Center For Substance Abuse Prevention, Reality Check: Questions and Answers, Department of Health and Human Services, 1996.
Le THC peut endommager irréversiblement les mécanismes neuro-biochimiques qui contrôlent la cohérence du comportement.
Gabriel Nahas et Colette Latour, The Human Toxicity of Marijuana, Medical Journal of Australia, 1994.
Il n'existe pas de preuve scientifique convaincante que la marijuana provoque une détérioration psychologique chez les adolescents ou les adultes. Il arrive que certains usagers éprouvent après ingestion du produit un désarroi psychologique, lequel peut inclure des sentiments de paniques, d'anxiété et de paranoïa. Ces expériences peuvent être effrayantes, mais leurs effets sont temporaire. À très haute dose, la marijuana peut provoquer une psychose toxique temporaire. Cela arrive rarement, et presque toujours lorsque le produit est mangé plutôt que fumé. Le cannabis ne provoque pas d'altérations profondes du comportement.
La marijuana pousse au crime. Ses usagers commettent plus d'atteintes au patrimoine que les non-usagers. Sous son influence, les gens deviennent irrationnels, agressifs et violents.
Les jeunes usagers de marijuana sont plus souvent arrêtés que les non-usagers. L'accroissement de l'absentéisme scolaire et de la criminalité sont de toute évidence associés à son usage.
Donna E. Shalala, Secretary of Health and Human Services, Say No to Legalization of Marijuana, Wall Street Journal, 18 août 1995.
Il y a un lien indéniable entre l'usage de la marijuana et la violence, et c'est là un autre aspect du problème 66% des collégiens venant armés à l'école étaient aussi consommateurs de marijuana. D'où un autre message important pour nos jeunes : En utilisant cette drogue, vous risquez bien de vous retrouver pris dans de violentes bagarres.
Lee Brown, Director of Office National Drug Control Policy, National Conference on Marijuana Use: Prevention, Treatment, and Research, National Institute on Drug Abuse, 1995.
Les effets chroniques d'un usage fréquent de marijuana peuvent inclure une colère envahissante alliée à la provocation jusqu'à des démonstrations d'agressivité, même contre les personnes aimées.
Richard Schwartz, Marijuana: A crude Drug with a spectrum of unappreciated toxicity, Pediatricks, 1984.
Les commissions scolaires et gouvernementales sérieuses ayant examiné les relations entre usage de marijuana et criminalité sont toutes arrivées à la même conclusion : la plante ne conduit pas à la délinquance. La grande majorité de ses usagers ne commet pas d'autre crime que celui de posséder le produit. Le cannabis n'est en aucune manière la cause des actes criminels que pourraient commettre ses usagers. Presque toutes les études faites sur les humains et les animaux montrent que la marijuana diminue l'agressivité plutôt qu'elle ne l'accroît.
La marijuana interfère avec les hormones sexuelles mâles et femelles. Ele peut provoquer la stérilité chez les femmes comme chez les hommes. Elle retarde le développement sexuel des adolescents. Elle produit des caractéristiques féminines chez les sujets mâles, et masculines chez les sujets femelles.
La marijuana fait chuter la production de testostérone, ce qui parfois entrave le processus de puberté des adolescents de sexe mâle.
Parents Ressource Institute for Drug Education, Marijuana and Cocaine, US, 1990.
Les adolescentes qui fument régulièrement du pot sont sujettes à des taux surélevés de testostérone, ce qui peut entraîner un accroissement de la pilosité faciale et corporelle et de l'acné.
Center for Substance Abuse Prevention, Female Adolescents and Marijuana Use; Fact Sheet for Adults, Department of Health and Human Services, 1995.
La marijuana provoque une diminution du nombre de spermatozoïdes chez l'homme, d'où une difficulté à concevoir des enfants.
Center for Substance Abuse Prevention, Marijuana : Tips for teens, Department of Health and Human Services, 1995.
Un seul joint peut supprimer la production de l'hormone femelle essentielles à l'implantation d'un oeuf fertilisé dans l'utérus.
Neil Swan, A look at marijuana's Harmful Effects, National Institute on Drug Abuse, 1994.
Chaque étude scientifique faite jusqu'à présent montre les dangers liés à la consommation de la marijuana, en particulier pour les jeunes femmes, qui risquent de voir leur potentiel de maternité future affecté.
Président Bill Clinton, Discours à la Framingham High School, 20 octobre 1994.
Le fait que la marijuana provoquerait la stérilité chez des hommes ou des femmes n'a jamais été prouvé. Des études menées sur des animaux montrent que des doses massives de THC diminuent la production de certaines hormones sexuelles et peuvent endommager le cycle de reproduction. Cependant, la plupart des études sur des humains indiquent que la marijuana n'a aucun impact sur les hormones sexuelles. Et là où il a été décelé, cet impact est léger, temporaire et sans conséquence notoire sur la reproduction. Il n'existe aucune preuve scientifique que la marijuana puisse retarder le développement sexuel des adolescents, ou féminiser les garçons et masculiniser les filles.
La marijuana fumée pendant la grossesse est dommageable au fœtus. L'exposition prénatale à cette drogue provoque des tares de naissance chez les bébés, et quand ils grandissent, des problèmes développementaux. La santé et le bien-être de la génération à venir sont menacés par la consommation de cannabis des femmes enceintes.
Les fumeuses de pot ont de nombreuses cellules avec 10, 8 ou 5 chromosomes seulement – bien moins que chez la grenouille! Cela peut affecter la santé du bébé que la fumeuse aura peut-être un jour.
Peggy Mann, The Sad Story of Mary Wanna, Woodmere Press, 1988.
Ils ne sont pas retardés, mais il est possible que les bébés exposés à la marijuana ne puissent pas développer leur potentiel.
Peter Freid, Marijuana: Its Use and Effects, Prevention Pipeline 8:5, 1995.
Les bébés marijuana pourraient avoir du mal à suivre à l'école parce que l'herbe a dérangé leur système nerveux central.
American Council for Drug Education, Drugs and Pregnancy, 1994.
Une découverte récente inattendue a pu faire un lien entre la consommation massive de cannabis par des femmes enceintes et une forme de cancer rare chez leurs enfants.
Neil Swan, A look at marijuana's Harmful Effects, National Institute on Drug Abuse, 1994.
Les enfants nés de mères prenant de la marijuana [peuvent] en grandissant avoir des difficultés d'apprentissage et des défaillances au niveau de l'attention et souffrir d'irrégularités hormonales, même s'il n'y a pas de tare apparente à la naissance.
Parents Ressource Institute for Drug Education, Marijuana: Effects on the Female, 1996.
Les études auprès de nouveau-nés, de nourrissons et d'enfants n'indiquent aucune déficience discernable aux niveaux physiques, développemental et cognitif qui soit imputable à une exposition prénatale à la marijuana. La marijuana n'a pas d'effet reconnu sur la taille à la naissance, la durée de gestation, le développement neurologique ou l'occurrence d'anormalités physiques. Les centaines de tests administrés à des enfants plus âgés n'ont révélé que des différences mineures entre la progéniture d'usagers et celle de non-usagers, et ces différences s'avèrent parfois positives plutôt que négative. Deux études de contrôle de cas non confirmés de cancer chez des enfants ont identifié l'exposition prénatale à la marijuana en tant qu'un des nombreux facteurs pouvant y être associés statistiquement. Si l'on consulte les résultats d'autres études, il est cependant hautement improbable que la marijuana provoque le cancer chez les enfants.
L'usage de la marijuana affaiblit le système immunitaire. Les usagers du produit courent des risques plus élevés d'infection, y compris par le HIV. Les patients atteints du sida sont particulièrement vulnérables aux effets immunopathogènes de la marijuana parce que leurs défenses immunitaires sont déjà très faibles.
La marijuana affaiblit le système immunitaire et augmente la prédisposition aux maladies sexuellement transmissibles telles l'herpès génital et le sida.
Parents Ressource Institute for Drug Education, Marijuana and Cocaine, 1990.
La recherche a montré que le THC contenu dans la marijuana a un effet nocif sur les globules blancs. Son usage peut rendre plus vulnérable aux refroidissements.
Ernie Preate, Blowing Away the Marijuana Smoke Screen, Office of Attorney General.
Parce que la marijuana affaiblit le système immunitaire, ses usagers sont vulnérables à toutes sortes d'infections. Un système immunitaire affaibli a de grandes difficultés à combattre des maladies telles que la bronchite et l'aspergillose.
W.R. Spence, Marijuana. Its effects and Hazards, Health Edco.
L'immunité cellulaire est affaiblie [par la marijuana] et cette capacité réduite de combattre les infections, on la constate maintenant chez des humains.
Eric Voth, The International Drug Strategy Institute Position paper on the Medical Application of Marijuana, Drug Watch International.
Le fait de fumer de la marijuana est nocif pour le système immunitaire et augmente fortement les risques d'infections et de problèmes respiratoires chez les patients atteints de sida.
Drug Watch International, By Any Modern Medical Standard, Marijuana is No Medicine.
Il n'y a aucune preuve que les usagers de marijuana soient plus vulnérables aux infections que les non-usagers. Et pas de preuve non plus que la marijuana affaiblit la résistance des usagers aux maladies sexuellement transmissibles. Des études datant des débuts de la recherche indiquaient une déficience de la fonction immunitaire sur des cellules prélevées chez des fumeurs de marijuana; ces résultats ont depuis lors été réfutés. On constate des taux plus élevés d'infections chez des animaux de laboratoire à qui l'on avait fait absorber des doses massives de THC avant de les exposer à un virus. Ce type d'études n'est pas très pertinent dans le cas des humains. Même chez les personnes atteintes de désordres immunitaires, tel le sida, l'usage de la marijuana semble relativement inoffensif. Pourtant, la découverte récente d'un lien entre fumée de tabac et infections pulmonaires chez des patients atteints de sida légitime une recherche future sur les risques imputables à la fumée de marijuana chez les personnes immuno-déficitaires.
La marijuana est plus nocive pour les poumons que le tabac. Les fumeurs de marijuana sont plus exposés à un cancer des poumons, aux bronchites ou aux emphysèmes.
Les effets d'un joint de marijuana sur les poumons sont équivalents à ceux de quatre cigarettes [de tabac], exposant ainsi davantage l'usager à la bronchite, l'emphysème et l'asthme pulmonaire.
Center on Addiction and Substance Abuse, Legalization: Panacea or Pandora's Box, 1995.
Le benzopyrène, un dérivé chimique produit au cours du processus de combustion et connu pour provoquer le cancer, est soixante-dix fois plus abondant dans la fumée de marijuana que celle du tabac.
Carlton Turner, The Marijuana Controversy, American Council for Drug Education, 1981.
Les effets nocifs provoqués par une exposition prolongée à la fumée de marijuana comprennent des symptômes semblables à ceux de l'emphysème et des cancers des poumons.
Gabriel Nahas et Nicholas Pace, Marijuana as Chemotherapy Aid Poses Hazards, New York Times, 4 décembre 1993.
Un seul joint contient la même quantité de goudron et autres substances toxiques qu'environ quatorze à seize cigarettes.
Darryl Inaba et William Cohen, Uppers, Downers, All-Arounders: Physical and Mental Effects of Psychoactive Drugs, 2e édition, CNS Productions, 1995.
La fumée de marijuana en quantité modérée semble représenter un risque minimal pour les poumons. Comme la fumée du tabac, celle-ci contient plusieurs substances irritantes et cancérigènes. Mais les usagers de marijuana fument généralement beaucoup moins que les fumeurs de tabac, et, sur une longue période, inhalent donc moins de fumée. Il en résulte que les risques d'affections pulmonaires graves chez les fumeurs de marijuana devraient être moindre. On n'a jamais rapporté de cancer des poumons provoqué par le seul cannabis. Toutefois, certaines analyses ont permis d'identifier des altérations pré-cancérigènes sur les cellules pulmonaires de forts fumeurs de cannabis et il n'est donc pas possible d'exclure complètement la possibilité d'un cancer des poumons associé à ce produit. Contrairement aux gros fumeurs de tabac, les fumeurs intensifs de marijuana ne souffrent pas d'obstruction des bronchioles. Ce qui indique que ces derniers ne courent pas de risque particulier de développer un emphysème.
L'ingrédient actif de la marijuana, le THC, reste emprisonné dans les cellules adipeuses du corps. Comme les cellules adipeuses ne se débarrassent que lentement de celui-ci, ses effets psychoactifs peuvent durer des jours voire des semaines après consommation. La longue persistance du THC dans le corps endommage les organes à teneur adipeuse élevée, et tout spécialement le cerveau.
Les molécules de THC sont très actives et malfaisantes; elles s'infiltrent à travers la membrane adipeuse protégeant la cellule et son noyau et désorganisent le processus chimique de division cellulaire.
Committees of Correspondence, Drug Abuse Newsletter, 16 mars 1984.
Les cannabinoïdes s'accumulent dans les cellules adipeuses, dont notre cerveau d'une livre et demi (env. 1,4 kg) est composé pour un tiers. Cela s'explique pourquoi dans le cerveau du fumeur chronique de pot des millions d'axones soient continuellement imbibés de THC.
Peggy Mann, Marijuana Alert, 1985.
Les cannabinoïdes, qui ne se dissolvent que dans la graisse, sont emmagasinés dans les tissus du corps Ceux qui font usage de marijuana plus d'une fois par semaine sont en fait constamment sous sa dépendance.
Gabriel Nahas, When Friends or Parents Ask About Marijuana, Journal of the American Medical Association 233, 1979.
Même les gens qui n'utilisent la marijuana qu'une fois par mois exposent en permanence leur cerveau, leurs poumons, leur foie et autres tissus vitaux aux effets toxiques du THC.
Robert DuPont, Getting Tough on Gateway Drugs, American Psychiatric Press, 1984.
Beaucoup de drogues actives s'infiltrent dans les cellules adipeuses du corps. Ce qui diffère avec le THC – mais en cela il n'est pas unique – c'est qu'il n'en ressort que lentement. Il en résulte que l'on retrouve des traces de marijuana dans le corps plusieurs jours, voire des mois après l'ingestion du produit. Toutefois, quelques heures après l'inhalation de fumée, la quantité de THC présent dans le cerveau tombe en-dessous du niveau de concentration requis pour un effet psychoactif détectable. Les cellules adipeuses dans lesquelles le THC s'attarde ne sont pas endommagées par la présence de la drogue, que ce soit dans le cerveau ou dans d'autres organes. La conséquence la plus grave de cette élimination lente, c'est que l'on peut détecter la trace du produit dans le sang, l'urine et les tissus longtemps après sa consommation, et bien après que ses effets psychoactifs ont disparu. Voir tableau
La consommation de marijuana est l'une des causes principales d'accidents de la route. Tout comme l'alcool, la marijuana interfère avec les fonctions psychomotrices et diminue la capacité au volant. Avec l'usage croissant de cette drogue, l'augmentation des accidents de la route est inévitable.
L'usage de la marijuana altère la capacité de contrôle moteur déforme les perceptions et fausse le jugement, entraînant entre autres un nombre accru d'accidents de la circulation.
Center on Addiction and Substance Abuse, Legalization: Panacea or Pandora's Box, 1995.
Des études récentes révèlent que l'usage de la marijuana est un des principaux agents d'accidents mortels de la route.
Neil Swan, A look at marijuana's harmful effects, National Institute on Drug Abuse(US), 1994.
Il existe un consensus scientifique sur le fait que la marijuana – aux doses conviviales ordinairement utilisées – interfère gravement avec la conduite, pendant le high et selon toutes probabilités, plusieurs heures après que l'ivresse subjective se soit dissipée.
Herbert Moskowitz and Robert Petersen, Marijuana and Driving: A review, American Council for Drug Education, 1982.
La marijuana, comme l'alcool, met sérieusement en danger la conduite automobile; à certains égards, elle est même plus dangereuse que l'alcool.
Peggy Mann, Marijuana Alert, 1985.
Il n'y a aucune preuve irréfutable que la marijuana soit la cause d'un nombre important d'accidents de la route en particulier d'accidents mortels. À certaines doses, la marijuana affecte les perceptions et la performance psychomotrice – altérations qui pourraient diminuer la capacité au volant. Toutefois, si l'on se fonde sur les études relatives à la conduite automobile, la plante n'affecte que légèrement le contrôle du conducteur, si même elle l'affecte – et ses effets sont considérablement moindres que ceux qui dérivent de doses faibles ou modérées d'alcool et de bien d'autres médications légales. Contrairement à l'alcool, qui tend à provoquer des manœuvres risquées, la marijuana rendrait plutôt les sujets plus prudents. Des enquêtes sur les conducteurs mortellement blessés montrent que lorsque l'on détecte la présence de THC dans leur sang, on y détecte presque toujours aussi de l'alcool. Il se peut que la marijuana ait un effet néfaste sur la conduite de certains individus. Cependant, le nombre total d'accidents de la route ne semble pas être affecté significativement par cet usage très répandu dans la société.
Les urgences hospitalières liées à la marijuana sont en augmentation, particulièrement parmi les jeunes. C'est la preuve que cette drogue est bien plus dangereuse que la plupart des gens ne le croyaient précédemment.
La marijuana n'est ni bénigne, ni inoffensive. Il s'agit d'une drogue très dangereuse qui peut vous amener à lutter contre la mort dans un service hospitalier d'urgence.
Lee Brown, Director of National Drug Control Policy, National Drug Survey Results Released with New Youth Public Education Materials, 12 septembre 1995.
Les jeunes usagers de marijuana sont plus explosés à devoir recourir à un équipement sophistiqué de soins intensifs, ci qui nous coûte de l'argent. En 1993, les adolescents qui se sont retrouvés dans un service d'urgence à cause de la marijuana sont deux fois plus nombreux que toutes les admissions pour héroïne et cocaïne réunies.
Donna E. Shalala, Secretary of Health and Human Services, Say No to Legalization of Marijuana, Wall Street Journal, 18 août 1995.
Le fait que annuellement quelque huit mille personnes nécessitent des soins hospitaliers d'urgence pour avoir consommé de la marijuana est une preuve suffisante de la nocivité de cette drogue.
Charles Shuster, Directeur du National Institute On Drug Abuse, Drug Legalization: Myths and Misconceptions, DEA, 1994.
La marijuana ne provoque pas de mort par surdose. Le nombre de gens soignés dans les services d'urgence qui disent avoir fait usage de marijuana est en augmentation. Il en ressort que la cause de leur séjour à l'hôpital peut être attribuée à cette substance, même si celle-ci n'a aucun rapport avec la condition physique ayant nécessité leur passage aux urgences. Les adolescents sont deux fois plus nombreux à faire usage de cannabis, plutôt que d'héroïne ou de cocaïne. Il en résulte que lorsque des adolescents passent par les services d'urgence, ils mentionnent bien plus souvent la marijuana que l'héroïne ou la cocaïne. Toutefois, dans la grande majorité des cas, lorsque la marijuana est mentionnée, d'autres drogues le sont également. En 1994, la consommation unilatérale de cannabis représentait moins de 2% des cas d'urgence médicale liés aux drogues.
La marijuana est plus puissante aujourd'hui qu'autrefois. Les adultes qui en consommaient dans les années 1960 et 1970 ne parviennent pas à réaliser que lorsque la jeunesse actuelles le fait, elle consomme en réalité une drogue beaucoup plus dangereuse.
Les baby-boomers qui se souviennent avec enchantement de leurs premières expériences avec le cannabis peuvent ne pas s'alarmer particulièrement de ce que le pot soit revenu à l'avant de la scène. Mais la culture du cannabis est devenue beaucoup plus dangereuse que lorsque les enfants-fleurs quittaient Haight-Asbury. [La marijuana actuelle est] vingt fois plus puissante.
Melinda Henneberger, Pot Surges Back, but It's, like, a Whole New World, The New York Times, 6 février 1994.
La marijuana est quarante fois plus puissante aujourd'hui qu'il y a dix, quinze, vingt ans.
Lee Brown, Directeur du National Drug Control Policy en entrevue au Dallas Morning News, 21 mai 1995.
Pour augmenter la puissance de la plante, ses cultivateurs font appel à des techniques agronomiques sophistiquées telles la culture hydroponique, le clonage [et ils utilisent] certains fertilisants spéciaux, des hormones végétales, des stéroïdes et du monoxyde de carbone.
Drug Enforcement Administration, US Drug Threat Assessment, US, 1993.
Avec une puissance décuplée, de petites quantités de marijuana donnent lieu à des taux d'intoxication nettement plus élevés.
Mark Kleiman, Marijuana: Costs of Abuse, Costs of Control, Greenwood Press, 1989.
Si ceux qui confessent avoir consommé de la marijuana à la fin des années 1960 tiraient sur un joint aujourd'hui, ils seraient sidérés.
William Bennett, Director of National Drug Control Policy, Remarque lors de la Conference of Mayors, 23 avril 1990.
Lorsque la jeunesse actuelle consomme de la marijuana, elle consomme la même drogue que la jeunesse des années 1960 et 1970. La Drug Enforcement Administration(DEA) ou la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) compare la qualité actuelle avec un petit nombre d'échantillons de faible intensité saisis au début des années 1970 et parvient de ce fait à mettre en évidence une augmentation d'intensité spectaculaire. Pourtant, ces échantillons n'étaient pas représentatifs des qualités de marijuana généralement disponibles à l'époque. La comparaison de teneur en THC des échantillons saisis dans les années 1980 et de ceux prélevés actuellement est plus faible et n'indique pas d'augmentation du contenu moyen. Même si la puissance de la plante de cannabis devait augmenter, cela ne rendrait pas nécessairement cette dernière plus dangereuse. En effet, quelle que soit sa puissance très variable, la marijuana produit des effets psychoactifs qui se ressemblent beaucoup.
L'usage de la marijuana peut être prévenu. Les programmes éducatifs et de prévention en matière de drogues ont réduit sa consommation dans les années 1980. Depuis lors, notre engagement s'étant affaibli, l'usage croît à nouveau. En diffusant plus largement et en intensifiant nos messages anti-marijuana actuels, nous pouvons mettre fin à l'expérimentation des jeunes.
L'absence d'un effort concerté pour décourager l'usage de la marijuana a permis que celle-ci soit catapultée à nouveau à l'avant-scène.
Center on Addiction and Substance Abuse, National Survey of American Attitudes on Substance Abuse, 1995.
Nous nous engageons à faire de l'Amérique une société sans drogues. Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour cela.
Lee Brown, Director of Office National Drug Control Policy, National Conference on Marijuana Use: Prevention, Treatment, and Research, National Institute on Drug Abuse, 1995.
La réponse à l'accroissement récent de cet usage chez les jeunes, ce sont des efforts de prévention renouvelés reposant sur un message moteur : la non-consommation.
Joseph Califano, Don't stop this War, Washington Post, 26 mai 1996.
Nous devons retrousser nos manches et nous atteler à informer tous les États-Uniens des dangers de l'usage du cannabis.
Donna Shalala, Marijuana: A Recurring Problem, Prevention Pipeline 8:5, 1995.
Si nous multiplions par deux ou trois tous les messages que nous passons maintenant à travers les médias , nous viendrons à bout du problème [de la marijuana] en trois ans. On peut le voir sans peine.
James Burke, Paternship for Drug-Free America, MSNBC, 3 septembre 1996.
Nous savons qu'une Amérique sans drogue est à notre portée. Nous avons appris à réduire la demande avec succès.
Mathea Falco, The Making of a Drug-Free America: Programs That Work, Times Books, 1992.
Rien ne prouve que les messages anti-drogue diminuent l'intérêt des jeunes à l'égard de ces substances. Les campagnes anti-drogues dans les écoles et les médias pourraient même renforcer leur pouvoir d'attraction. L'usage de la marijuana parmi les jeunes a diminué au fil des années 1980, puis augmenté à nouveau dans les années 1990. Cet accroissement s'est produit malgré le fait que cette génération ait été exposée à la campagne anti-marijuana la plus massive de l'histoire de États-Unis. Dans nombre d'autres pays, les programmes éducatifs en matière de drogues sont basés sur le modèle de réduction des risques, qui a pour but de diminuer l'ampleur des dégâts occasionnés chez les jeunes expérimentant la drogue. Voir tableau