Il faut garder le silence, ne rien dire à la police et/ou ne parler qu'en présence d'un avocat et ne pas laisser paraître ses sentiments.
On est en état d'arrestation et la police aura pour seul et unique but de soutirer des informations.
Il est mieux de ne rien dire, ne pas se laisser intimider, faire comme si on n'entend pas. La police a des méthodes d'interrogatoire et elle tentera de les appliquer.
Le « bon flic » joue un rôle : il est poli et compréhensif. Le mauvais flic est agressif et menaçant. Le but est que le bon flic gagne la confiance du suspect.
Les flics vont nous promettre de laisser tomber des accusation si on coopère. Ces promesses ne sont que mensonges et chantage; rien ne les oblige à tenir parole.
La police peut nous demander d'identifier des objets nous appartenant ou pas. Il est prudent de répondre simplement qu'on n'a rien à déclarer.
Lors d'une séance d'identification un « témoin » peut prétendre reconnaître une personne. La police utilise ce faux témoignage pour soutirer des informations au suspect. Ne pas tomber dans le panneau et si on n'a pas encore parlé à son avocat, on doit insister sur le droit d'en rencontrer un de notre choix.
La police fait parfois croire que des amis ont parlé, qu'ils ont dit des choses sur une personne détenue. Il est préférable de ne rien confirmer, ne pas se compromettre, la plupart du temps ce sont des mensonges pour faire parler.
Les policiers peuvent utiliser toutes sortes de menaces pour faire peur, pour faire craquer. Ils mentent ou abusent de leurs pouvoirs et s'exposent ainsi à des poursuites au civil ou au criminel (immensément difficiles pour la personne portant plainte). Il est mieux de garder son calme, on ne restera pas longtemps en prison et on a des amis à l'extérieur.
Tout traitement rude ou même si la police pousse la personne, c'est de la violence physique. On doit évitez de répliquer physiquement, mais on peut se protéger de leur agression. Il ne fait pas craquer. Leur dire ce qu'ils veulent entendre prouve que l'utilisation de la violence marche. La plupart du temps la violence policière ne laisse pas de trace.
On doit aller voir un médecin et exiger un rapport médical physique et mental (anxiété, peur, dépression).
On n'est pas seul, il y a des gens pour nous aider. Prenons le temps et ayons le courage de dénoncer la brutalité policière. Notre dénonciation peut aider d'autres personnes.